coche


coche

1. coche [ kɔʃ ] n. f.
• 1175; p.-ê. lat. pop. °cocca
Vx ou région. Entaille. encoche. coche 2. coche [ kɔʃ ] n. m.
• 1243; fém. jusqu'au XVIIe; a. néerl. °cogge, p.-ê. du bas lat. caudica « sorte de bateau »
Anciennt Coche d'eau : grand chaland de rivière, halé par des chevaux.
Coche (de plaisance) : recomm. offic. pour house-boat.
coche 3. coche [ kɔʃ ] n. m.
• 1545; hongr. kocsi, de Kocs, nom d'un relais entre Vienne et Pest, par l'all. Kutsche ou le vénitien cochio
1Anciennt Grande voiture tirée par des chevaux, qui servait au transport des voyageurs. La diligence a succédé au coche. Conducteur de coche. 1. cocher. La mouche du coche.
2Fig. et fam. Manquer, rater le coche : perdre l'occasion de faire une chose utile, profitable.

coche nom masculin (hongrois kocsi, de Kocs, nom pr.) Sorte de chariot pour le service des voyageurs. (C'est l'ancêtre de la diligence.) ● coche (expressions) nom masculin (hongrois kocsi, de Kocs, nom pr.) Familier. Manquer, rater, louper le coche, perdre une occasion favorable. Familier. Mouche du coche, personne qui montre un zèle excessif et inutile. ● coche (homonymes) nom masculin (hongrois kocsi, de Kocs, nom pr.) coche nom féminin coche forme conjuguée du verbe cocher côche forme conjuguée du verbe côcher cochent forme conjuguée du verbe cocher côchent forme conjuguée du verbe côcher coches forme conjuguée du verbe cocher côches forme conjuguée du verbe côchercoche nom masculin (ancien frison kogge, ou bas latin caudica, sorte de bateau) Coche d'eau, bateau à voyageurs qui naviguait sur les cours d'eau, remorqué par des chevaux circulant sur le chemin de halage. ● coche nom féminin (peut-être latin populaire cocca) Vieux. Entaille, marque destinée à servir de repère. Entaille faite à la partie inférieure de la flèche, pour qu'elle tienne sur la corde de l'arc bandé. ● coche nom féminin (de cochon) Nom donné à la truie après la première mise bas. ● coche (expressions) nom masculin (ancien frison kogge, ou bas latin caudica, sorte de bateau) Coche d'eau, bateau à voyageurs qui naviguait sur les cours d'eau, remorqué par des chevaux circulant sur le chemin de halage. ● coche (homonymes) nom masculin (ancien frison kogge, ou bas latin caudica, sorte de bateau) coche nom féminin coche forme conjuguée du verbe cocher côche forme conjuguée du verbe côcher cochent forme conjuguée du verbe cocher côchent forme conjuguée du verbe côcher coches forme conjuguée du verbe cocher côches forme conjuguée du verbe côchercoche (homonymes) nom féminin (peut-être latin populaire cocca) coche nom masculin coche forme conjuguée du verbe cocher côche forme conjuguée du verbe côcher cochent forme conjuguée du verbe cocher côchent forme conjuguée du verbe côcher coches forme conjuguée du verbe cocher côches forme conjuguée du verbe côchercoche (synonymes) nom féminin (peut-être latin populaire cocca) Entaille, marque destinée à servir de repère.
Synonymes :
Entaille faite à la partie inférieure de la flèche, pour...
Synonymes :
coche (homonymes) nom féminin (de cochon) coche nom masculin coche forme conjuguée du verbe cocher côche forme conjuguée du verbe côcher cochent forme conjuguée du verbe cocher côchent forme conjuguée du verbe côcher coches forme conjuguée du verbe cocher côches forme conjuguée du verbe côcher

coche
n. f.
d1./d Entaille, encoche. Coche d'une flèche.
d2./d Par ext. Marque. Faire une coche au crayon.
————————
coche
n. m. Anc. Grande voiture qui servait au transport des voyageurs.
|| Loc. fig. La mouche du coche.
|| Loc. fig. Manquer le coche: laisser échapper l'occasion.

I.
⇒COCHE1, subst. masc.
Chaland halé par des chevaux, qui servait au transport des voyageurs d'une ville à une autre. Coche de rivière (cf. HUGO, L'Homme qui rit, t. 2, 1869, p. 120), coche d'eau (fréq.). [Il] prit le coche du Rhône jusqu'à Avignon (GUÉHENNO, Jean-Jacques, En marge des « Confessions », 1948, p. 183) :
... les coches d'eau couverts de bâches en berceau débarquent les voyageurs comme les vaporetti de Venise,...
BRASILLACH, Pierre Corneille, 1938, p. 91.
Loc. fig. vieillie. Être débarqué par le coche. Être nouveau venu et sans ressources (encore attesté ds Lar. 20e, s.v. coche2).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1243 koge [leçon mal assurée] (Ph. MOUSKÉS, 20.947 ds T.-L.); 1249, 23 juin une coche de Normendie (J. SARRASIN, Lettre à N. Arrode, éd. L. Foulet, VIII, 5); 1271 coghe (Archives du Nord, B 19956, n° 19243, fol. 12 v°); XIIIe s. coque (Est. Eracles, XXIV, 17, Hist. des crois. ds GDF.); 1324 cogge (F. J. TANQUEREY, Rec. lettres anglo-fr., n° 116 : cogges de Alemaigne), ce type en -g- est encore attesté en 1538 ds GDF. (cogghe) puis répertorié comme archaïsme ds la lexicogr. mod. dep. Lar. 19e. Le mot est fém. sous les différentes formes jusqu'au XVIIe s. où coche devient masc. peut-être sous l'influence de coche « voiture »; 1669 coche d'eau (J.-H. WIDERHOLD, Nouv. dict. fr.-all. et all.-fr. [d'apr. éd. 1675]). Terme attesté en gallo-roman dans les domaines d'oïl (notamment en Picardie et Normandie) et d'oc (XIVe s. Damiette ds LEVY). Les rapports entre les représentants germ. (m. néerl. cogge, cocge, néerl. kog[ge], m. b. all. kogge « navire de commerce de la Hanse » [cf. Chartae hanseaticae ds Mittellat. W. s.v., 759, 65 d'où le h. all. dep. ca 1100], a. nord. kuggi, kuggr) et romans (fr., prov.; cat. coca XIIIe s.; it. coca XIVe s.) sont obscurs, le mot ayant prob. été véhiculé d'un domaine à l'autre à la faveur de courants commerciaux (échanges de la Hanse, croisades). Deux hyp. : 1. Le type coghe, primitif (d'où les adaptations coque, coche) serait empr. à un prototype a. néerl. cogge — ou plus exactement à un a. frison kogge — (P. Falk ds Wörter und Sachen, t. 4, 1912, p. 89; VALKH., p. 95) qu'étant donnée son ancienneté (949 forme cogsculd), DE VRIES Nederl., s.v. kog, estime autochtone (cf. aussi les nombreuses attest. du lat. médiév. cogga, cocka ... au XIIIe s. dans le domaine germ., Mittellat. W.) mais que EWFS2 estime d'orig. romane (lat. vulg. cocca, peut-être de conqua « coquillage »). 2. D'apr. FEW t. 2, p. 534b et BL.-W.5, le fr. coche, forme primitive, serait issu du b. lat. caudica « sorte de bateau » (les formes en -g-, sous l'infl. du néerl.), les vocables germ. étant eux-mêmes empr. au français. Bbg. KEMNA 1901, pp. 179-181.
II.
⇒COCHE2, subst. masc.
A.— Grande voiture, non suspendue, tirée par des chevaux, qui faisait le service des voyageurs. Prendre le coche. Retenir une place dans un coche (ADAM, L'Enfant d'Austerlitz, 1902, p. 176) :
1. Le coche de la fin du XVIe siècle ou du commencement du XVIIe était une énorme caisse à quatre roues, mue par deux, quatre ou six chevaux, et pilotée par un postillon généralement aviné et tumultueux. Le coche était couvert d'une capote de cuir (...). L'intérieur était garni de sièges rembourrés, ...
P. ROUSSEAU, Hist. des transp., 1961, p. 172.
P. ext. Toute voiture tirée par des chevaux. Coche de remise (MUSSET, « Le Temps », 1831, p. 97). Il fit signe à l'omnibus et fut, en dix minutes, déposé par ce coche moderne à la hauteur de la rue de Choiseul (BALZAC, Le Cousin Pons, 1847, p. 243). Il [Angélo] vit déboucher sur la terrasse, en bas, un coche de voyage (GIONO, Bonheur fou, 1957, p. 267).
B.— Locutions
1. Fig. Manquer le coche; louper, rater le coche (fam.). Échouer pour avoir laissé passer l'occasion. C'est là ma chance! Le maréchal m'invita à dîner, et je n'eus garde de manquer le coche (É. AUGIER, La Contagion, 1866, p. 371) :
2. Qui attend au dernier moment et compte sans l'imprévu arrive ordinairement trop tard et manque le coche. Pour être à temps dans la vie il faut être en avance.
AMIEL, Journal intime, 16 févr. 1866, p. 142.
2. [P. allus. à la fable de La Fontaine] La mouche du coche.
a) Personne qui s'agite beaucoup et inutilement dans une affaire en s'illusionnant sur son importance. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche (H. BAZIN, Vipère au poing, 1948, p. 84) :
3. Dans cette crise si importante pour tous les deux il est naturel que je désire de m'associer à ta peine, et que je me flatte de t'être un peu utile par mes conseils. Quand je ne serais que la mouche du coche, ce coche renfermant une partie essentielle de ton existence et de la mienne, il doit m'être permis de voler autour.
Mme DE STAËL, Lettres de jeunesse, 1791, p. 475.
4. Gavroche, complètement envolé et radieux, s'était chargé de la mise en train. [Il] volait au-dessus du tumulte et de l'effort, sautait de ceux-ci à ceux-là, murmurait, bourdonnait, et harcelait tout l'attelage; mouche de l'immense coche révolutionnaire.
HUGO, Les Misérables, t. 2, 1862, p. 333.
b) P. compar. [Être] impatient et affairé plus que la mouche du coche (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 119).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1545 (E. CHARRIÈRE, Négoc. de la France dans le Levant, I, 609 : [l'auteur, Jean de Montluc, a fait route de Constantinople à Venise en passant par la Hongrie et Vienne] ... pour jouir de la commodité des coches... il me prioit de passer en Hongrie); masc. et fém. au XVIe s., v. HUG., donné comme masc. par COTGR. Empr. soit au hongrois kocsi « grande voiture couverte » (cf. la 1re attest. et les témoignages issus d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne au XVIe s. d'apr. V. Tolnai ds R. des études hongroises, t. 3, 1925, pp. 51-58 et Trübner), dér. du nom de Kocs (près de Raab en Hongrie), siège d'un relais de poste sur la route de Vienne à Pest (cf. 1495, currifer de Koch et 1518 in pago Cotzy a quo... vectores currus... cotsi appellantur) — soit, moins prob., au tchèque koczi « id. » (1440 à Kosice [Kassau] dans un texte all., v. Romania, t. 55, 1929, p. 602). Le mot a sans doute pénétré en France par l'intermédiaire à la fois du vénitien cochio, masc. [d'où la réfection toscane cocchio, XVIe s., DEI] et de l'all. Kutsche, fém. (XVIe s., DEI), ce qui expliquerait l'hésitation entre les 2 genres; dans le cas d'un intermédiaire seulement vénitien, le fém. pourrait s'expliquer par l'infl. de coche « bateau de transport ». Bbg. COLOMB. 1952/53, pp. 264-266. — DAUZAT Ling. fr. 1946, p. 255. — GOTTSCH. Redens. 1930, p. 123, 417. — SAIN. Sources t. 3 1972 [1930], pp. 136-137. — TOLNAI (V.). Les Orig. du coche. R. des Ét. hongr. et finno-ougriennes. 1925, t. 3, pp. 51-58.
III.
⇒COCHE3, subst. fém.
A.— Entaille faite dans un corps solide (gén. de bois). La coche d'une arbalète. ,,L'entaille qui est sur le fût et qui sert pour arrêter la corde quand on bande l'arbalète`` (Ac. 1835-1932). La coche d'une flèche. ,,L'entaille qui est au gros bout de la flèche et dans laquelle on fait entrer la corde de l'arc`` (Ac. 1835-1932) :
1. ... des baguettes, portées sur des coches faites aux mélèzes voisins, attendaient qu'on y suspendît, pour y être séchés, les effets de la caravane.
TOEPFFER, Nouvelles genevoises, 1839, p. 408.
Spéc., vx. Entaille faite sur un morceau de bois pour noter une dette due ou acquittée, ou tenir le compte de certaines marchandises livrées. P. anal. Entaille faite pour tenir le compte de certains forfaits :
2. Elle allait dans les rues poussant une petite voiture et portant, pendue à sa taille, une planchette de bois blanc à laquelle elle faisait avec son couteau des coches qui représentaient le compte des pains qu'elle avait livrés.
A. FRANCE, Les Dieux ont soif, 1912, p. 166.
P. méton. La coche est un petit morceau de bois carré sur lequel on inscrit, au moyen d'une légère entaille, le nombre des journées de travail (G. SAND, Impressions et souvenirs, 1873, p. 306).
B.— P. ext. anal.
1. Entaille. Cette vallée est une coche de deux mille pieds de profondeur, entaillée dans un plein bloc de granit (CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 4, 1848, p. 118). Ses côtes, s'attachant aux coches vertébrales (A. POMMIER, Colifichets, 1860, p. 173).
3. Dans la flûte à bec, on fait pénétrer une lame d'air, qui va frapper et se fendre contre le bord tranchant d'une lame de bois, qui est ménagée dans la première ouverture, nommée la coche.
CUVIER, Leçons d'anat. comp., t. 4, 1805, p. 451.
2. Marque. Ils montrèrent (...) la coche de la déchirure (ZOLA, La Terre, 1887, p. 414). L'enveloppe fait maintenant chaque jour une coche blanche dans le casier (ARAGON, Les Beaux quartiers, 1936, p. 400).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1176 « entaille (sur une flèche) » (CHR. DE TROYES, Cligès, éd. W. Foerster, 778). Orig. obsc.; du fr., de l'ital. cócca « entaille (sur une flèche) » (XIVe s., DEI) et du prov. encocar « encocher » (1re moitié XIIIe s. ds RAYN.), on peut déduire un lat. vulg. cocca qui échappe encore à toute explication; d'apr. COR., s.v. hueca, il pourrait s'agir d'un rad. pré-roman. Un rattachement au lat. coccum au sens de « excroissance (sur une plante) » d'où « sorte d'excroissance à l'extrémité de la flèche » (FEW t. 2, p. 822a; REW3, n° 2009) est peu satisfaisant du point de vue sémantique.
IV.
⇒COCHE4, subst. fém.
Vx. Femelle du cochon. Grosse coche. Vieille coche (Ac. 1835-1932).
Pop. et péj. [En parlant d'une femme] Un mâle (...) qui avait trouvé son complément, sa coche (A. ARNOUX, Royaume des ombres, 1954, p. 186).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1718-1932. Étymol. et Hist. XIVe s. coiche (Registre de Revin, 18 ds C. BRUNEAU, Étude phonét. des patois d'Ardenne, Paris, H. Champion, 1913, p. 271); XVe s. coche meselle (ELOY D'AMERVAL, Diableries, éd. Ch.-F. Ward, 163a). Soit dér. régressif de cochon, soit issu directement de l'onomatopée -. Un étymon coche « entaille » (DIEZ5, p. 550; C. Brunel, v. bbg) est peu probable étant donné l'aire d'extension réduite de cocher contrairement à celle très étendue de cochon, et cette hyp. suppose que le terme ait désigné en a. fr. une truie châtrée dont on a entaillé l'oreille pour la reconnaître, en admettant qu'aient existé au Moyen Âge des pratiques vétérinaires invérifiables.
STAT. — Coche 1, 2, 3 et 4. Fréq. abs. littér. :115.
BBG. — BRUNEL (C.). À propos de fr. coche, cochon et d'esp. cordero, carnero. In :[Mél. Fardette (P.)]. R. Ling. rom. 1966, t. 30, pp. 245-249. — ROHLFS (G.). Traditionalismus und Irrationalismus in der Etymologie. In :[Mél. Wartburg (W. von)]. Tübingen, 1968, t. 2, p. 206. — THURNEYSEN 1884, p. 95.

1. coche [kɔʃ] n. f.
ÉTYM. 1175; p.-ê. du lat. pop. cocca (ital. cocca), de coccum. → Coccus.
1 Vx ou régional. Entaille faite dans un corps solide (le plus souvent, le bois). Encoche. || La coche d'une arbalète, d'une flèche. || Faire une coche sur un bâton.
Par ext. Entaille.
0 Cette vallée est une coche de deux mille pieds de profondeur entaillée dans un plein bloc de granit.
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, IV, II.
2 Marque. || Faire une coche sur un carnet. Cocher.
DÉR. Cocher, cochoir.
COMP. Décocher, encoche.
————————
2. coche [kɔʃ] n. f.
ÉTYM. XIIIe; de cochon.
1 Vx ou régional. Femelle du cochon. Truie.
2 Fig. et pop. (Vx). Femme grosse et vulgaire.
————————
3. coche [kɔʃ] n. m.
ÉTYM. 1283; fém. jusqu'au XVIe; anc. néerl. cogge, du bas lat. caudica « sorte de bateau » avec infl. de 4. coche à partir du XVIe.
Anciennt. || Coche d'eau : grand chaland de rivière, halé par des chevaux, et qui servait au transport des voyageurs.
0 Le Burchiello était jadis le seul moyen de transport, celui de Montaigne, du Président De Brosses, de Goethe, et de Casanova dont les Mémoires s'ouvrent par une si jolie description de ce coche d'eau dont le musée Correr possède une maquette d'époque (…)
Paul Morand, Venises, p. 106.
Mod. || Coche ou coche de plaisance : recomm. offic. pour house-boat (d'après coche d'eau), qui semble inusitée.
————————
4. coche [kɔʃ] n. m.
ÉTYM. 1545; all. Kutsche, soit du hongrois kocsi, de Kocs (n. de ville), soit du tchèque cotchi (1440 ?), de Košice (n. de ville).
1 Anciennt. Grande voiture tirée par des chevaux, qui servait au transport des voyageurs. || La diligence a succédé au coche. || Conducteur de coche. 1. Cocher.
1 Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un coche.
La Fontaine, Fables, VII, 9.
Loc. (Par allus. à la fable de La Fontaine). Être, faire la mouche du coche.
2 Loc. fig. Manquer le coche; louper, rater le coche (fam.) : perdre l'occasion de faire une chose utile, profitable.
2 Petit-Pouce estima qu'il était de son intérêt de coller aux chausses du grand patron afin de ne pas louper le coche.
R. Queneau, Pierrot mon ami, éd. L. de Poche, p. 97.
3 À un ensemble de sentiments complexes s'ajouta celui d'un dernier coche qu'il ne fallait pas manquer.
Emmanuel Berl, le Virage, p. 111.
DÉR. Cocher, cochère.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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